[...]Puis tu t'es arrêté, tu avais un goût de sang dans la bouche, j'ai cru que tu allais mourir et puis tu m'as fait rire quand tu as dit: << Mon c½ur est sorti de sa cage. >>Je ne t'en voudrai jamais de ton silence, je te connais bien, je sais que tu as parfois des idées assez radicales mais ce n'est pas de la méchanceté, tu te protèges, parce que tu as en effet le c½ur hors de sa cage, dans tes jolis yeux, tu es tout de suite dans l'amour, tu ne sais pas te cacher de cela et tu ne sais pas en jouer non plus; cet amour est un don chez toi et tu me l'as appris et tu me l'as montré, je ne perdrai jamais ce cadeau, jamais. Porte-toi bien, peut-être à bientôt, peut-être à jamais, je sais que tu penseras toujours à moi parce que moi je penserai toujours à toi. Tu disais: << Il est impossible de tomber amoureux de quelqu'un d'indifférent, l'amour vient toujours avec l'amour ou un début d'amour.>> Extrait de "Mes mauvaises pensées" de Nina Bouraoui.
Secondhand Serenade - your call (8)
Parce que pour moi, tu es toutes ces jolies chansons que j'écoute, tout ces films qui me font pleurer. J'aurais aimé qu'on partage plus de choses, j'aurai aimé qu'on ait créé de vrais souvenirs, qu'on ait rigolé pour de vrai, qu'on s'aurai raconter des choses qu'on ne dirait à personne, des confessions comme les gens les appellent. J'aurai bien aimé mais aujourd'hui j'ai réalisé que je ne pourrai pas, que toutes ces choses que je voyais dans ma tête s'appellent des rêves, j'ai aussi compris que les rêves c'est fait pour être rêvé. J'ai compris que j'ai perdu beaucoup de temps à croire en toi, que j'ai perdu trop de temps à attendre que tu viennes ou que tu m'appelles, que tu te demandes si je vais bien, que tu m'accorde une petite pensée. Peut-être que ta conscience te fait rappeler que j'existe parfois, parce qu'elle devrait, parce qu'elle l'a fait, je sais, tu n'es pas insensible ni indifférent. J'ai compté un jour puis je ne l'étais plus, je ne le suis plus je sais, mais j'aimerai bien, j'aurai bien aimé. Tout ces temps se mélangent parce que je rêve encore et je rêverai, je sais, ce soir, tu seras encore ma dernière pensée avant de dormir, tout comme tu seras la première quand je me réveillerai, car je me rappelle de ton existence avant de me rappeler que je suis en vie, avant de réaliser que j'existe, parce que moi j'ai l'air folle en écrivant ça, je suis une rêveuse, oui, je voudrais être écrivaine, oui, mais ce que je dis là n'est pas un mensonge, parce que tu es ma première et ma dernière pensée. Dans le bus, à la bibliothèque, c'est toi que je vois, c'est toi que j'attends. Quand je marche dans la rue, c'est toi que j'imagine par derrière. Quand je baisse la tête et que je marche c'est toi que je vois me surprendre. Tu vois? Tout ça tu ne peux pas le faire parce que ce n'est pas
réciproque. & même si ça l'était tu ne le ferais pas, parce que tu verrais ça comme une défaite. Oui, moi aussi j'ai longtemps vu ça de cette façon. Moi aussi j'ai senti que j'ai "baissé mes armes", quand je t'ai dit le premier bonjour, ou le premier salut dans le couloir, peut-être le premier mot que je t'ai adressé dans le but de devenir ton ami, même si, avant je ne le souhaitais pas. Je n'aurai jamais cru que moi, Jade comme on m'appelle, je me retrouverai à écrire sur toi, à dire des choses "insensées" à ton avis, probablement. Tu penseras surement que je suis folle, que je dis n'importe quoi. Tu vas te convaincre que cela ne parle pas de toi et que ça parle de quelqu'un d'autre, tu veux te faire du mal en fait, pendant que tu m'appelles "la dépressive" pendant que c'est pas vrai, toi tu es suicidaire, suicidaire à l'âme parce que tu vois ça, tu le sens mais tu te dis que c'est faux. Toi, tu vas surement te demander "de qui ça parle?" pendant que tu as la réponse depuis le début. Je crois que je t'ai déjà dit que mentir aux autres c'est déjà mentir à soi-même, ce qui est le pire des mensonges. Et tu me mens aussi. Je ne te demande pas grand-chose, je ne te demande rien du tout en fait, rien, sauf être là parfois, être "omniprésent". Mais moi j'aimerais bien arrêter de rêvasser mais je n'y arrive pas, je voudrais bien penser à quelqu'un d'autre mais je n'y arrive pas. Mes nouvelles sont inspiré de toi, mes textes, mes mots, mes maux, les chansons que j'écoute, ma vie, ma mort silencieuse, ma chute, mon extinction soudaine, mon rien, mon vide, mon âme, mais pas mon tout parce que moi, j'ai aussi ce sentiment humain de ne pas aimer quand on sait que ce n'est pas réciproque. Tout à l'heure, maman à vue que je te regardais, mais elle n'a rien dit, parce qu'elle, elle comprends c'est pour cela qu'elle ne dit jamais ton nom.
PS: Ceci s'appelle un essai très convaincant !